La phase orale vue par la psychanalyse

Publié le 18 Septembre 2014

Définition

Phase dite prégénitale ou préoedipienne, on donne classiquement le nom de stade oral à la phase d’organisation libidinale allant de la naissance au sevrage. Cependant, ces stades ne sont pas nettement délimités. Enchevêtrés, ils passent plutôt graduellement l’un dans l’autre en se chevauchant avec des "aller-retour". Avancée et régression sont les termes de la solidification des stades ou non. Comme nous le verrons au cours de notre exposé, le stade oral s’étend bien au-delà de la première année de vie.

Le développement psychosexuel de l’enfant

Chez le nourrisson, les premières manifestations de la sexualité sont liées aux fonctions vitales. Le fait de sucer, fonction qu’il exerce d’abord pour se nourrir au sein maternel, lui apporte indéniablement du plaisir. Le nourrisson est donc capable d’actes ne lui apportant que du plaisir, et Freud nous dit qu’il s’agit là d’un "plaisir sexuel". Il s'agit, dans l'esprit de Freud, de comprendre cela comme une sexualité dite diffuse. Primat de la sexualité future, il ne s'agit pas encore, bien sûr, de sexualité génitalisable. Il est important de souligner ce détail même si c'est une évidence. La bouche (la zone bucco-labiale) devient donc sa tout première zone érogène (le plaisir de téter s'étayant sur le besoin vital de nourriture pour survivre, comme déjà souligné plus haut).

L’acte de téter le sein de sa mère devient le point de départ de toute la vie sexuelle, l’idéal que la vie sexuelle adulte tente de retrouver sans jamais y parvenir. Le sein maternel formera donc tout naturellement le premier objet de l’instinct sexuel.

En conclusion : ce que Freud appellera la sexualité infantile est donc fondamentalement différent de la sexualité adulte qui elle, est génitalisée. La sexualité infantile exprime l’expérience du plaisir sans avoir le besoin de procréer. C’est la recherche de sensations agréables.

Le plaisir éprouvé par l’enfant au moment d’être nourri (par cette relation fusionnelle de dépendance avec sa mère) va bientôt céder le pas à un plaisir nouveau : celui de l’excitation de la bouche et des lèvres. Il fait l’expérience de l’auto-érotisme. Tout ce qui l’entoure et son propre corps ne font qu’un et peuvent être source de ce plaisir érotique. Il portera à sa bouche tout objet qui se trouve à sa portée (ce qui inclut ses propres membres).

« Sur le suçotement : nous prenons le suçotement comme type des manifestations sexuelles de l’enfance. Il existe déjà chez le nourrisson et n’a pas pour but l’absorption d’un aliment. La volupté de sucer absorbe toute l’attention de l’enfant, puis l’endort ou peut même amener des réactions motrices, une espèce d’orgasme. Ainsi, les enfants passent-ils souvent du suçotement à la masturbation. Le suçotement chez l’enfant est de nature « sexuelle » à ne pas confondre avec ce qui est génital. » S. Freud. in 2ème essai, la sexualité infantile.

Le stade oral se décompose en deux phases : la phase de succion (appelée stade primitif ou phase préambivalente – de 0 à 6 mois) et la phase sadique (nommée stade oral tardif – de 6 à 12 mois). Soumis à la préambivalence, l’objet est perçu comme étant soit bon, soit mauvais

Pendant la première phase, les choses se passent plus ou moins bien, même si le bébé fait l’apprentissage de l’angoisse d’abandon et de solitude. Ces principales caractéristiques sont la prévalence de la succion, de l’absorption à partir de la bouche et de l’ensemble des organes sensoriels qui tend à la fois :

  • à l’incorporation ; 
  • à la satisfaction auto-érotique de compensation lors notamment de frustration (succion du pouce par simple plaisir de sucer) ;
  • absence de différenciation entre corps propre et objet extérieur, absence de distinction entre l’enfant qui tète le sein et le sein qui le nourrit car l’enfant ne possède pas sa propre image corporelle ;
  • enfin absence d’amour et de haine proprement dits, le psychisme étant alors libre de toute ambivalence affective.

La phase sadique-orale ou cannibalique est plus douloureuse : la poussée des premières dents vient lui apprendre qu’il pourrait lui aussi infliger une telle douleur à l’autre. La morsure du sein maternel complète alors le stade de la simple succion. A cette époque, que l’enfant réponde à une frustration en mordant pour se venger ou qu’il exprime une pulsion agressive, le résultat est que l’incorporation est devenue sadique et destructrice. L’objet incorporé est vécu comme attaqué, mutilé et rejeté dans le sens de la destruction.

Découverte réelle des objets

Cette première période de la vie hors de l’utérus est donc génératrice d’angoisse : d’abord, l’attente de la mère absente met l’enfant dans un état nostalgique. Puis il fait la différence entre les « objets de confiance ou connus » et « les objets étrangers, inhabituels et inconnus ».

Le bébé va petit à petit se rendre compte qu’il ne fait pas un avec sa mère.

Il est confronté à la perte de cette omnipotence qu’il éprouvait dans le ventre de sa mère. Il va commencer à vouloir se venger de cette mauvaise mère qui l’abandonne. Mais bientôt il va s’apercevoir que la bonne (celle qui le nourrit, le soigne et le cajole) et la mauvaise (celle qui l’abandonne) ne forment qu’une seule mère. En attaquant cette mauvaise mère, (en pensée – cette pensée magique qui lui fait croire qu’il peut réellement la détruire) il attaque aussi la bonne. Il fait donc la découverte de l’ambivalence affective : l’objet est bon et mauvais à la fois.

Cela correspond mieux à la réalité des humains.

Le sevrage

C’est le conflit relationnel qui amène la fin du stade oral. C’est souvent un traumatisme. Le sevrage laisse dans le psychisme les traces de la relation primordiale. Le sevrage est la deuxième séparation avec la mère; la première étant l'accouchement.

L’une des fonctions essentielles de la bouche est de calmer l’angoisse et de combler un vide intérieur.

La blessure narcissique

D’après GRUNBERGER : « L'enfant devant sa blessure narcissique, et pour récupérer ainsi sa toute-puissance perdue, jette un pont fantastique ou hallucinatoire entre son désir et la réalisation de celui-ci.

Ce mécanisme continuera à faire partie du psychisme humain en général, et le mode oral restera le point de départ de tout processus de satisfaction pulsionnelle. »

La blessure narcissique est celle causée par la prise de conscience du bébé qui vient au monde, qu’il n’est pas sa mère. La toute-puissance perdue est celle de sa mère et de la perte du sentiment de sécurité qu’il ressentait en son sein.

Selon le point de vue de la sophia-analyse, nous avons tous choisi de nous accrocher au ventre de notre mère. Véritable squatteur, détournant tout à notre profit, notre avidité narcissique était – est - illimitée. Rester dans le statut de victime, c’est rester dans son mensonge existentiel. En fait, nous avons fait le choix du projet de vie, d’accepter cette mère. Mais en même temps, nous avons aussi en nous le projet de mort, ne conservant surtout que notre colère alimentée par cette mère imparfaite, pas assez aimante et tellement ambiguë à notre égard.

Toute notre vie, nous sommes confrontés à ce choix entre deux projets, le projet de vie (amour) et le projet de mort et de destruction (haine). Et nous agissons souvent les deux en même temps, à commencer par notre couple, lieu privilégié pour régler nos comptes avec notre histoire, sur le dos du partenaire. Une échappatoire possible et que nous propose la sophia-analyse est d’assumer pleinement cette destructivité qui est en nous, de pleurer nos blessures et de recréer un lien avec la mère.

Les stades de la libido donnent donc lieu à la description de caractères entrant dans la genèse des pathologies mentales, mais aussi de la personnalité saine. Ainsi, pour ce qui nous occupe nous amenons le concept de Personnalité Orale, c’est-à-dire, l’adulte qui fait une fixation ou une régression orale. Cela se traduit par des comportements caractéristiques de l’adulte qui sont la survivance de la vie propre au nourrisson.

L’oralité se manifeste sous forme de traits, de tendances. Rarement la personnalité entière est soumise à l’organisation orale. Certains comportements peuvent se rencontrer (plus ou moins fortement) chez un sujet, sans que pour autant il possède toutes les caractéristiques de la structure orale.

La spécificité de l’oralité est la relation an-objectale (c’est à dire l’absence d’objet). Comme nous l’avons vu, le stade oral favorise la relation symbiotique avec la mère-sein. C’est l’union fusionnelle, survivance de la fusion propre à l’univers intra-utérin. Le caractère oral se développe sur cette relation spécifique au monde. Par nostalgie de son paradis perdu, l’oral cherche à se fondre dans l’autre, et à fondre l’autre en lui.

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Voici les principaux traits du caractère oral.

L’oral poursuit inlassablement son idéal narcissique ce qui lui donne un caractère d’insatisfait permanent.

Sa relation à l’objet étant virtuelle, il présente un caractère flou, absolu, illimité et optimiste.

Il est impatient : ses désirs doivent être comblés entièrement et dans l'immédiat.

Il est terriblement avide donc insatisfait.

Il ne revendique pas, il se plaint.

Il ne possède qu’une échelle de valeurs : la sienne.

Il ne va pas au bout de ses réalisations.

Il a une tendance à l’individualisme.

Sa vie amoureuse est très intense mais secouée par le nombre de conquêtes (avidité et insatisfaction permanente).

Ses amitiés sont toujours fusionnelles.

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Au-delà de cette liste qui ne se veut pas exhaustive, il y faut aussi relever des compulsions, des pathologies ou des somatisations trouvant leur ancrage dans la période orale.

On peut ainsi citer la boulimie, l’anorexie, l’alcoolisme, le tabagisme, mais aussi la cleptomanie.

BERGERET, dans son ouvrage « Psychologie Pathologique » étend la zone buccale a autre chose que simplement la bouche. Il apporte ainsi de nouveaux ancrages possibles de l’oralité.

Les organes respiratoires.

Les organes de la parole.

Les organes des sens : la gustation, l’olfaction et la vision, mais aussi le toucher.

1. les organes respiratoires, en jeu, dans l’aspiration et l’expiration de l’air, jusqu’aux poumons. Voir les fixations orales des asthmatiques, par exemple. 

2. les organes du langage (les orateurs, les chanteurs, parole très prolixe ou bien mutisme, etc.)

3. les organes des sens également : la gustation, le nez avec l’olfaction, l’œil et la vision. On dit « manger, dévorer quelqu’un des yeux ». C’est la mise à l’intérieur de soi du monde environnant. Donc, c’est toute l’idée de l’incorporation orale…

4. Le toucher et la peau appartiennent aussi au monde de l’oralité, des gens qui ont toujours trop chaud ou trop froid ou ceux qui présentent des dermatoses psychosomatiques ont tous une oralité très forte. En effet, cette première année de vie est l’époque où le bébé est le plus sensibilisé non seulement à la nourriture mais aux caresses, baisers et papouilles (contacts dermiques) de toute sorte dont le gratifie sa mère.

L’idéal narcissique

Le premier trait de caractère bien particulier à l’oral que nous vous présentons est le suivant : l’oral est en permanence à la recherche de son idéal narcissique.

Tout ou rien !

« Une particularité de la relation objectale orale est son caractère à la fois flou et absolu, imprécis et illimité; en effet, étant donné que pour l'oral l'objet n'est jamais réel (il ne peut pas mordre et se refermer dessus) mais virtuel, que le monde ambiant ne fait qu'un avec lui et que le clivage entre le monde et lui est générateur de conflits, il ne peut pas faire rentrer la réalité dans sa relation, la réalité étant faite de précisions et de délimitations dont il a peine à tenir compte.

Il désire cependant une gratification totale (« tout ou rien ») et immédiate (« tout, tout de suite »), telle qu'il l'a connue sous le règne du narcissisme prénatal, mode de satisfaction auquel il ne veut pas renoncer»

« Nous pouvons cependant remarquer que l'oral ne revendique pas, il se plaint, ce qui n'est pas la même chose. L'oral a des difficultés à formuler une demande, même dans le cas où elle serait parfaitement justifiée. Au lieu d'avoir à formuler ses exigences, l'oral voudrait être satisfait par gratification spontanée. Il est d'ailleurs également incapable de refuser, étant aussi généreux (générosité par faiblesse) que pauvre (incapable de posséder). En fait, dans le registre de l'oralité, donner et recevoir, tant que tout se passe à l'intérieur de la fusion, sont équivalents. »

L’oral à une forte inaptitude à posséder : il ne saura pas gérer son argent. Comme il désire jouir pleinement et tout de suite, il préfère dépenser qu’économiser.

Sa générosité, qui devrait être la sublimation de son égocentrisme, se résume bien souvent à n’être soit qu’une tentative de séduction vouée à l’échec, soit un piège tendu à l’autre : ne sachant refuser, il en voudra à l’autre et lui fera tôt ou tard payer la note. Dans les deux cas, sa générosité vise à recréer la fusion avec l’autre. Le problème c’est que cette fusion implique la négation de l’autre en tant que personne non-Moi.

Sa relation à l’objet

Rappelons d’abord que le premier objet de chaque individu est la mère. Le mot « mère » est à prendre au sens large et concerne en fait toute personne accomplissant la plus grande partie des soins. Cette relation est de deux ordres :

  • Une relation auto-érotique primaire;
  • Une relation anaclitique (qui signifie se coucher sur, s’appuyer sur) comportant un état de dépendance absolue liant l’enfant physiquement aux personnes lui apportant les soins de vie.

« L'oral conflictualisé est avide, exige et revendique les gratifications sur un mode violent, tout en étant incapable de les accepter, faute de maturation suffisante de sa relation objectale. Il s'arrangera pour se donner des satisfactions lui-même à la place de l'objet, reconstituant ainsi son autarcie narcissique en même temps que sa toute-puissance.

L'oral va ainsi vers l'objet, mais au lieu d'établir une relation avec celui-ci, il ne fait que l'amorcer et la relation avorte. Il ne peut pas conserver l'objet, à moins qu'il s'y accroche, mais sans pouvoir l'investir, ce qui revient au même».

La fixation orale et la régression orale sont engendrées par trop ou pas assez de gratifications durant les premiers mois de la vie.

« L'oral peut aussi être plutôt un enfant gâté qui a précisément manqué d'une quantité optima de frustrations ou de traumatismes oraux. Il n’a pu acquérir et aguerrir sa réponse à ces frustrations, c'est-à-dire sa composante anale, intégrée et déculpabiliséeIl a alors pris la mauvaise habitude d'obtenir des satisfactions quasi automatiques sur un mode narcissique-oral, il a été en somme trop aimé mais mal. Il n'a pas pu - en même temps que l'amour - introjecter également la fermeté et la force. »

La réalisation inachevée

Un trait définissant le caractère de l’oral, est sa difficulté à mener à bien ce qu’il entreprend. Il commencera une multitude de projets, mais éprouvera toujours du mal à les concrétiser et encore d’avantage à les mener au bout.

L’oral a une propension aux fantasmes et aux rêves : il croit à la force de ses pensées. Il ne possède pas la frontière nécessaire entre le rêve et la réalité. Il prend donc ses rêves pour des réalités et refuse de s’adapter à cette dernière. C’est le principe de plaisir contre le principe de réalité.

Peut-être est-ce aussi une manière de culpabiliser notre mère : « Tu vois, par ta faute, je suis un incapable ! »

L’oral est créatif, imaginatif et rêveur…

Voici ce qu’en dit GRUNBERGER : « Pour ce qui est des facultés de sublimation, la crainte de l'action favorise l'introspection et l'intuition créatrice, qu'il s'agisse du domaine spirituel, artistique ou scientifique. Mais l'oral sera gêné quant à la construction et à la communication de son œuvre, ces derniers aspects nécessitant plutôt des qualités dont dispose l'anal. Il écrira, mais pour son tiroir, peindra mais ne vendra pas ses tableaux.

S'il se donne des satisfactions qui paraissent réelles, il nous faudra toujours nous poser la question de la valeur ou du degré de maturité de cette satisfaction par rapport à un investissement libidinal achevé et satisfaisant du point de vue économique. »

La tendance à l’individualisme

La vie sociale de l’oral tend à l’individualisme : il est capable de se satisfaire lui-même (rappel de la succion du pouce). C’est de l’auto-érotisme et du narcissisme. Dans la mesure où il a des difficultés à avoir des relations avec l’extérieur, le bébé a une relation privilégiée avec lui-même.

Et l’oral maîtrise à fond le « faire seul ». De cette manière, il se donne l’illusion – à laquelle il croit – de retrouver son omnipotence.

Une vie amoureuse superficielle

« La vie amoureuse de l'oral est toujours superficielle du point de vue de la maturation pulsionnelle». Son investissement affectif est souvent massif, alors que la sexualité l’est moins. Il a deux tendances : soit la succession de relations insatisfaisantes avec la recherche permanente de l’âme sœur ; soit il s’engage dans une seule et unique relation « idéale » mais « impossible ». Cela le renvoie à la fusion originelle : il tombera systématiquement amoureux de personnes mariées ou vivant à des centaines de kms.

« L'huile pour entretenir sa flamme est fournie à l'oral par son propre narcissisme, et il projette son Idéal du Moi sur l'objet qui est plutôt un miroir complaisant. Quant à ses moyens sexuels, ils sont généralement faibles.»

Les amoureux reproduisent la fusion pré-œdipienne (fusions avec le sein de la mère). Et, cette fusion ne peut être que temporaire pour que le couple puisse fonctionner de manière créative en tant que personne-adulte. C’est la volonté de ramener le pluriel au singulier : oralité et relation amoureuse sont, alors, le fantasme de retour à l’unité primordiale.

Du point de vue de l’érotisme, l’oral est soit, très porté sur les préliminaires en s’y limitant ; soit, par refoulement, il en est totalement dégoûté.

Lors de ces préliminaires sexuels, l’autre sera un objet sexuel complètement dominé, ou complètement dominant. L’écoute des désirs de l’autre s’avère de ce fait impossible. Il faut qu’il rentre dans le cadre érotique de l’oral, sans le contrarier.

Quant à l’acte purement sexuel, le coït, il sera écourté (éjaculation précoce et frigidité). En effet, il ne faut pas que le partenaire jouisse lors de cet acte. La projection de la mère est trop forte : l’oral se sert de cet acte pour placer sa vengeance contre sa « mauvaise mère » en refusant de lui donner du plaisir au moyen de son sexe.

En amitié

On retrouve des éléments de l’organisation orale dans les amitiés adolescentes qui se jurent fidélité absolue… La fusion implique la négation de la différence : c’est le refus de l’autre en tant que personne non-Moi.

Les plaisirs oraux sont très marqués : nourriture, alcoolisme, tabagisme, etc.

Son désir de satisfaction orale peut devenir compulsif : il s’agira alors de faim névrotique ou boulimie, d’alcoolisme, de tabagisme, de consommation de chocolat ou sucreries (plaisirs enfantins...). Cela relève de l’érotisation de la bouche car il fut un temps où la tétée nous délivrait de nos angoisses, de nos peurs et de notre souffrance.

L’anorexie (formation réactionnelle) est le refoulement du désir de la nourriture par le dégoût de celle-ci avec comme conséquence l’horreur de tout ce qui se rapporte à l’érotisme oral.

L’individu dit de type sadique-oral, par contre, n’attend plus passivement que les autres lui donnent le nécessaire. Il essaie de prendre de force. Tel l’enfant capricieux, il essaie de soumettre les autres à sa volonté. Exemple, quand un cleptomane vole, il prend de force : au plan symbolique, c’est le viol du sein de la mère.

 

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Patrick FRASELLE

psychanalyste-psychothérapeute

 

Sources bibliographiques : 

Psychologie pathologique, Jean BERGERET, 2008, Masson;

Notes de Béla GRUNBERGER psychanalyste français juif-hongrois 1903 - 2005;

Trois essais sur la sexualité, Folio, FREUD;

 

 

 

 

 

 

 

 

L'obstination orale...

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