La communication n'existe pas - entre psychose et vérité non vérifiable

Publié le 8 Mars 2016

 

 

 

 

 

 

 

La communication n'existe pas. Entre psychose et vérité non vérifiable.

La parole.

La parole en tant qu'échange.

La parole, vecteur de la transmission intellectuelle.

La parole, en tant que circuit émotionnel.

La parole dans le lien.

La parole, outil de la psychothérapie.

Mais ?

  •  

La communication n'existe pas . Entre psychose et vérité non vérifiable.

"Communiquer" - partager ?

Con-, Com-, du latin cum, avec.

Avec ?

Intuitivement et enfant, je savais que la traduction langagière des zones émotionnelles

ou intellectuelles absolues n'existait pas.

Cela relevait de l'impossible.

Seul !

J'en étais sûr. Je le savais. Seul.

Déjà - seul - j'étais confronté à la condition de l'Homme : l'intense solitude, blanc, creux, béance, vide, abandon, autisme et absence. Pas un balle pour un chewing-gum, c'est très seul. En fait, c'est non communicable. Mensonge et tentation. Remplissage. Du blanc vide effrayant aussi noir que charbon. Comment expliquer le vide à un autre ? Oui, il existe l'expérience "commune" ainsi que l'outil qu'est l'empathie.

Intellectuellement et plus adulte, j'affirmais haut et fort : "la communication n'existe pas".

Elle n'est qu'un semblant de sons de mots dont les concepts sont effleurés par chacun mais dont la charge sensible, cognitive ou profonde échappe à tous.

En fait se parler c'est se mentir.

L'Homme est intensé-ment seul !

L'Homme se ment seul.

L'Homme est un linceul.

L'Homme est un linceul à lui-même.

Dès lors que penser des jargons réservés à une caste ?

Je pense à ceux des théoriciens-musiciens ou à celui des psychanalystes-intellectuels jouissant dans l'abstraction non communicable ou à celui des mathématiciens nuageux ou à celui des physiciens-quantiques définissants un infra-cosmique.

C'est un rassemblement de psychotiques car ce sont des acteurs communicationnels situés en dehors du réel, définition basique de la psychose. La fuite du réel.

Et plus loin encore, le réel n'existe pas. Nous n'en sommes que la prétention perceptive et non perceptible.

Heureusement que pour le psychothérapeute-psychanalyste, il existe la communication privilégiée d'inconscient à inconscient.

(...)

Heureusement qu'il reste le langage non-verbal : les mouvements du corps, le saut des yeux, le souffle retenu ou évasé.

Ou le bâillement. Le reste il l'imagine, il le devine.

Les manipulateurs de la PNL (programmation neuro-linguistique) les ont bien décelés autant que bien expliqués.

(mais tout cela, l'intuition le savait bien avant eux). Les ceuses deux de la PNL, Grinder et Bandler.

Mais, sur un versant positif, ils ont défini la différence entre le monde et la perception du monde : la carte et le territoire.

Différence entre rêve, le faux et la réellité. Donc c'est un (d)écolage.

"La" perception du (non) réel au réel.

Axe de psychose à névrose : de gauche à droite

Autisme, le premier dans l'axe : auto, du grec, "de soi-même".

Ravalé sur son soi-même, en fait.

Le psychotique a compris la vie; le névrosé l'espère...

C'est en fait comme la psychanalyse qui s'est bien nourrie des dictons populaires avant

de créer un substrat scientifique élaboré.

"Ce sens commun intuitif largement puisé dans l'inconscient plus loin dans l'inconscient collectif pourrait être cette espèce de fécondation mentale "analytique sans le savoir" qui donne, plus tard, naissance au concept de psychanalyse.

La psychanalyse était donc née avant la lettre. Pour illustrer ce sens commun ainsi que la notion "d'acte manqué ", on entend populairement : "Plutôt que d'avoir fait ceci ou cela, j'aurais mieux fait de me casser une jambe…" C'est la naissance du concept " d'acte manqué " dont Freud donne toutes les explications, en 1901, dans " Psychopathologie de la vie quotidienne."

"Qui se ressemble s'assemble, et nous voilà avec le concept d'identification." (extrait de mon ouvrage sur le couple par Patrick Fraselle)

Heureusement que le football est là pour souder la bêtise !

En plus de se vouloir simple, la communication, l'intelligence éloigneraient les hommes ?

Peut-être que l'instinct du football est une communication ?

Le football est une fornication.

Est-ce cela la communication ?

Entre Nature et Culture la question est fondée et, non cynique.

L'identification dans un article de Face-Book est-elle une "réelle" identification identifiée identifiablement communicationnelle ou simplement un acte dont la communication est a-communicable ou in-communicable ?

Fiablement ?

Fiable et ment ?

Le langage n'est que billevesées et carabistouilles.

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"TENTATIVE

Entre

Ce que je pense

Ce que je veux dire

Ce que je dis

Ce que vous avez envie d'entendre

Ce que vous croyez entendre

Ce que vous entendez

Ce que vous avez envie de comprendre

Ce que vous croyez entendre

Ce que vous comprenez

Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même..."

Bernard WERBER in "L'encyclopédie du savoir Relafif et Absolu

(J'ai envie d'écrire, il y a dit possibilités, P.F.)

  •  

Patrick Fraselle,

écrivain et psychothérapeute-psychanalyste psychotique détestant le football

(donc encore bien seul)

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La communication n'existe pas - entre psychose et vérité non vérifiable
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xeliane 05/03/2016 00:31

Tiens donc...vous me confirmez une réflexion que je me suis faite...
Bien que j'ai mes propres nuances...
Je ne peux pas dire que je suis seule, tout simplement ou tout bêtement parce qu'il consisterait à sous-entendre qu'il a une possibilité d'être deux, donc être très seule évoque l'état de frustration que, je suis avec tout ce que je ne peux pas être de communicable. J'apporte donc à votre propos, l'idée ou l'hypothèse d'être unique en mon genre. Dans la mesure ou je m'en remets à cette croyance que l'humain est fondamentalement égoiste et de par sa nature saturée de sa culture, il ne peut que se rappeler à lui-même, tel Écho le coeur battant pour narcisse meurt de désir, qui, lui s'oublie dans les abimes des eaux miroirs...
Que signifie donc, amour, alors...serait-ce une lubie, un souvenir ou une promesse insoutenable...Quel est donc cette état émotionnelle étrangère qui me rend si peur de l'être??

Patrick FRASELLE 07/03/2016 10:41

Le dialogue de Candide et de son double

- Mais…
- N’y vas pas, c’est un piège ! Reviens ! Il est encore temps !
- Mais la beauté incisive, la pureté indécente, la transparence indiscutable…
- Reviens ! Illusions, faux-semblants, danger !
- Mais la musique, n’entends-tu pas ? Sa limpidité, sa lumière, son évidence même…
- Un traquenard, te dis-je !
- Mais l’empathie, le réconfort, la sollicitude, la tendresse…
- Des mots creux, du pathos, de la glu !
- Mais la fusion, l’unité, la nature généreuse et accueillante…
- Fais-en ton deuil ! La réalité est tout autre !
- Mais l’irrésistible utopie, mais l’amour inconditionnel, mais… mais la poésie…
- Oh ! Tu me tues ! La poésie !